Éradiquons TOUTES PAUVRETÉS

Le 17 Octobre dernier était célébré la Journée Internationale pour l’Éradication de la Pauvreté. Et dans 99% des émissions que j’ai écouté ou des articles lus, l’on ne parlait que de l’argent comme<< solution>> à la pauvreté. je ne suis pas contre cette idée (nous avons tous besoin d’argent, moi en premier). Toutefois je suis contre le fait de limiter la pauvreté à un problème monétaire. 

   Je remarque que trop de personnes (malheureusement) pensent que la pauvreté c’est seulement MANQUER D’ARGENT.                                                  Non! Non! Non! La pauvreté va bien au-delà de l’aspect financier et s’attaque à tous les problèmes de base de notre monde

    1) L’ANALPHABÉTISME

Selon le rapport mondial 2015 de l’UNESCO 785 millions d’adultes seraient analphabètes et 115 millions de jeunes entre 15 et 24ans seraient incapables de lire ou écrire une simple phrase.                                                         Vous rendez vous compte ? 115 millions de jeunes comme vous et moi sont incapables de faire ce que vous êtes en train de faire en ce moment. Cela l’argent, n’y peut rien, c’est une question d’éducation, d’éveil des consciences sur l’importance de l’école, du savoir, surtout sensibiliser sur l’éducation de la jeune fille qui, elle aussi à droit aux mêmes chances que le jeune garçon.

       2) LA FAMINE

La famine, qu’on confond souvent avec la sous-nutrition correspond à une situation extrême aux critères bien définis par l’ONU: Les personnes commencent par mourir de faim au sens propre du terme, avec un taux brut dépassant les 2morts/jour pour 100.000 habitants, 1/3 de la population dispose de moins de 2100cal/jour et 1/5 connait des pénuries extrêmes. 

     Depuis des décennies la crise alimentaire qui sévit dans la corne de l’Afrique est sans précédent et risque de s’aggraver, après quelques mois de répit. L’administration de L’ONU pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a averti récemment que le Sud-Soudan risque de replonger en situation de famine à cause de l’irruption fin juin de la chenille légionnaire. Ce parasite détruit les cultures de maïs,de riz, sorgho, blé, millet, soja et canne à sucre de douze pays d’Afrique centrale et méridionale ( les pays du Sud de l’Afrique) depuis qu’il a débarqué accidentellement d’Amérique latine l’an dernier. La sous-nutrition ou famine frappe aussi des régions de Somalie, du Nord du Nigéria, d’Éthiopie et presque tout le Yémen ( de l’autre côté de la mer Rouge). << Voir quatre pays d’Afrique ( Somalie, Ethiopie, Sud-Soudan, Nigeria) simultanément frappés par la famine est sans précédent >>

estimait en mars dernier Petr Smedon directeur adjoint du PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL.                     Plus de 20millions d’Africains frappés :  au total ce sont plus de  20 millions d’Africains qui sont concernés par la famine, dont 5millions au Nigeria, la moitié des 10millions de somaliens et la moitié des 12 millions de Sud-Soudanais. l’Éthiopie qui traverse sa pire sécheresse depuis 50ans et où 7,8 millions des 100millions d’habitants ont besoin d’aide (+40% en 4mois), avait prévenu début juin qu’elle allait manquer de vivres fin août.                                       Ces chiffres sont alarmants. Face à cette famine les dons du PAM et du FAO n’y peuvent rien à part soulager quelques millions de personnes frappées (pas tous). Et là encore ça ne serait que pour un temps après la famine reviendra et les victimes seront pris dans un cercle vicieux. A moins de traiter le mal à la racine c’est-a-dire combattre l’invasion de ces chenilles dévastatrices.            

   3) l’Excision   

  Les mutilations génitales féminines communément appelées EXCISION, designent l’ablation totale ou partielle des organes génitaux féminins externes. Cette pratique touche 200millions de filles et femmes dans 29 pays du monde, et se déroule principalement en Afrique où l’on estimé le nombre de victimes à 92millions. l’Égypte et l’Éthiopie sont les pays les plus touchés. Elle y est également au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique latine. Cette forte propension à L’EXCISION dans ces pays s’explique essentiellement par la dimension traditionnelle, culturelle et/ou religieuse de la chose.                    En effet l’Excision fait partie un rituel traditionnel de passage à l’âge adulte pour les filles d’une quinzaine d’années, âge auquel elles sont censées se marier. C’est pourquoi l’Excision se pratique généralement avant le mariage afin de rendre la future jeune mariée <<pure>> aux yeux de son futur mari ( quelle connerie 😂😂😂). Ceux qui s’adonnent à cette pratique avancent des raisons incroyables: contrôle de la sexualité des femmes et le maintien de la domination masculine, maintien d’une identité et d’une tradition culturelle, les croyances liées à la religion (musulmane). Ces raisons sont toutes plus saugrenues les unes que les autres. C’est incroyable !                         Aucune raison lié à << la culture, la religion, la tradition ou le prétendu »honneur »(convention d’Istanbul) ne saurait justifier les mutilations sexuelles féminines car cet acte est ignoble et en plus a des conséquences désastreuses pour les filles ( why Always US 😠😠!). Les complications liées à l’Excision sont multiples : infections, douleurs lors des rapports sexuels, des règles ou même en urinant, complications lors des accouchements, infertilité et très souvent la MORT.                              l’UNICEF lutte tant bien que mal pour éradiquer ce phénomène mais cela reste difficile car les adeptes et les victimes de l’Excision sont pour la plupart ignorants quand aux conséquences de cette pratique. Nous devons de ce fait sensibiliser chacun à manière sur les conséquences de ce phénomène

 

   Je peux citer une multitude de problèmes de ce genre tant ils sont nombreux. Donc avant de parler de <<pauvreté monétaire>> éradiquons plutôt ces problèmes ( 👆) qui sont aussi des pauvretés et nous verrons que nous pourrons éradiquer la pauvreté monétaire

   Sources:  UNESCO.ORG, WFP.ORG, FAO.ORG, écho.fr, Excision, parlons-en.com

Publicités

19 Septembre 2002: Que s’est-il réellement passé?

Dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, une tentative de coup d’État éclate en Côte d’Ivoire, provoquant la scission du pays en deux 

15ans plutard, savons-nous réellement ce qui s’est passé cette nuit? Comment les attaques ont été menés ?… Et si nous laissions l’un des principaux acteurs de cette crise nous la raconter

<<Notre plan d’attaque du 19 Septembre 2002 a ciblé trois villes ivoiriennes: Korhogo au nord, Bouaké au centre et Abidjan, la capitale économique, au sud. Un chef militaire différent a été nommé pour chacune de ces trois villes […] Nous avions clairement fait passer le mot d’ordre de ne toucher au civil. Sur leur chemin, nos soldats déguisés voyaient sans cesse les gendarmes harceler et traumatiser des commerçants du Nord pour leur soutirer de l’argent. De quoi les galvaniser avant l’heure H. 

Nous avons rapidement pris Bouaké et Korhogo. Nous avions une parfaite connaissance du terrain. Le dispositif a très bien fonctionné. Il est devenu très difficile de nous déloger. Les populations ont eu très peur dans les premiers temps, mais ont vite compris nos motivations, qu’elles partageaient. Elles ont marqué leur solidarité avec nos troupes

Mais l’attaque d’Abidjan fut un échec, notamment par manque de munitions. Le coup a été tenté avec de faibles moyens. Nous comptions nous renforcer avec des armes stockées dans les casernes des FANCI que nous envisagions de prendre. Dans la capitale économique, ce plan n’a pas suffisamment fonctionné. 

Nous nous sommes donc repliés, mais aucun de nos soldats n’a été arrêté[…]

En quelques jours, voilà le pays coupé en deux. Pour ma part, j’étais coincé à Abidjan, du mauvais côté du front. J’ai appelé un officier français pour demander s’il pouvait m’exfiltrer, ce qu’il a refusé. Je me suis tourné vers le ministre sénégalais Cheick Tidiane Gadio , qui conduisait la délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO) . Après consultation des militaires, il a répondu ne pas pouvoir m’aider. J’ai contacté ensuite le général Malien Diarra de la CEDEAO qui m’a affirmé que toute exfiltration était impossible. J’étais pris au piège […]

À ce moment-là personne ne connaissait le vrai visage des rebelles. Le pouvoir d’Abidjan vociférait:<<c’est des étrangers, des burkinabé, des Maliens, des SierraLeonnais!>> Il appelait à l’aide les Français pour bouter hors du pays ces étrangers  envahisseurs […]  Quelques semaines après le 19 Septembre 2002, un autre font de contestation s’est allumé à l’ouest de mon pays. Deux autres mouvements s’opposaient au pouvoir central d’Abidjan : le mouvement populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP).

La figure de proue de ces rebelles se nommait Félix  Doh. Il faut savoir que les partisans de Gbagbo avaient souhaité profiter du 19 Septembre pour éliminer les plus importants responsables politiques du pays. Alassane Ouattara n’a dû sa survie qu’à la proximité entre son domicile et l’ambassade d’Allemagne, qui a bien voulu l’accueillir. Robert Guei a lui était assassiné, ainsi qu’une partie de sa famille. Il faut imaginer l’assassinat de l’ancien président de la République, ancien chef de l’armée ivoirienne, trouvant refuge dans une cathédrale d’Abidjan, au coeur de laquelle les militaires <<patriotes>> le pourchassant ont fini par le rattraper. On a trouvé son corps criblé de balles. Ce meurtre spectaculaire, le jour de notre mutinerie a largement contribué à la naissance des deux mouvements rebelles de l’Ouest. C’est sans difficulté que le MPIGO  a pu  s’installer et s’enraciner dans les régions où Robert Guei était populaire […] 

Une question qui nous est sans cesse posée, c’est :<<qui est derrière les rebelles?>> J’ai raconté mon parcours et celui de mes camarades. Nous sommes des Ivoiriens. Exclus, nous nous sommes repliés dans les pays voisins. J’entends dire ça et là, que ce sont des Ivoiriens qui animent la rébellion, que tel pays la commande, que les armes transitent par tel ou tel pays.

Ce que j’aimerais répondre, c’est que, pour un pays, il est dangereux à l’exil nombre de ses militaires […] Des militaires persécutés et bannis représentent un danger permanent pour n’importe quel pouvoir. Ceux qui avaient été à l’origine du coup d’État du 24 décembre 1999 avant d’être exilés ne voulaient pas abandonner leur pays. Ils sont venus avec nous organiser la mutinerie. VOILÀ COMMENT LE 19 SEPTEMBRE 2002 A ÉCLATÉ>>

                          Source: pourquoi je suis devenu rebelle. La Côte-d’Ivoire au bord du gouffre

 Ère Gbagbo- Ère Ado: Qu’est ce qui a réellement changé ? 

Je n’écris pas cet article pour faire une comparaison des deux régimes (les politologues s’en chargent déjà) mais plutôt pour énumérer certains aspects dans la vie des Ivoiriens qui ont changé (je tiens à préciser que je suis ni pro-Gbagbo encore moins pro-Ado. Je suis juste pro-Côte-d’Ivoire)

1) Avant l’argent circulait maintenant <<il travaille>>

Sous l’ère Gbagbo, l’on pouvait aller saluer un tonton/une tantie et se retrouver facilement avec 10000frsCFA comme transport retour. Mais sous l’ère Ado là!!! Quand tu vas saluer un tonton/une tantie, vaut mieux prévoir ton transport retour sinon tu rentrera en <<11 barré>>. Et si tu demande ton transport retour (les nés avant la honte😙) le tonton/la tantie répondra :<< les temps sont durs mon fils/ma fille. Rentre je vais t’appeler en semaine pour te gérer quelque chose>> la plupart du temps, cet appel ne viendra jamais. Tout ça parce-que l’argent n’est plus au chômage et <<il travaille maintenant>>

2) « je prends pas, c’est lisse »

WTF ?!!!!😬 Nous ne travaillons pas à la BCEAO dit donc

Avant sous l’ère Gbagbo les commerçants ne refusaient aucune pièce d’argent quelle soit lisse, noire ou cassée. Ils savaient qu’on ne travaillaient pas à la BCEAO. Sous l’ère Ado, ils semblent l’avoir oublié et refusent toutes les pièces lisses. Dorénavant pour la pièce de 250frsCFA, « vous ferez une demande de messe le 1er Novembre de chaque année » 😢

3)  » no man’s Land »

Bien qu’on ait connu une guerre sous l’ère Gbagbo personne ne paralysait le pays quand ça lui chantait. Il n’y avait pas de VIRUS qui vous attendaient à chaque coin de rue pour nous agresser. Actuellement ces VIRUS sont <<des enfants en conflit avec la loi>> so, laissons-les nous tuer tranquillement si ne voulons pour attirer les foudres d’OPAH LA NATION 

4) « Abidjan, ville lumière » 

Abidjan mérite bien cette appellation. En décembre de chaque année depuis 2011, Abidjan à l’instar des grandes capitales du monde se met sur son 31 et nous assistons à de magnifiques feux d’artifices 🎆🎇 dans le ciel Abidjannais. 

5) « les routes ne font plus faire de fausses couches aux femmes » 

D’aucuns diront que << c’est pas route on mange>> mais quand même on n’en avait besoin. Avant sous  Gbagbo certaines villes étaient enclavées à cause du mauvais état des routes. Sous  Ado des efforts ont été fais sauf pour la Riviera Palmeraie et plus précisément pour LAGUNA STREET( anciennement RUE MINISTRE)

Bon je vais pas tout écrire sinon mes pouces vont rester sur l’écran de mon téléphone. Mais vous, vous pouvez en commentaire, parler de vos remarques

Ciao ciao